11 mars 2011
Le secret de l'endive
Ordre de mission : percer le secret du forçage traditionnel en sable de l’endive
Lieu : Pen Ar Vern, la Roche Saint Maurice, Finistère
Contact : Goulven THOMIN
C’est par une Fraiche après midi de février que nous sommes allés à la rencontre de Goulven, Agriculteur installé en agriculture biologique depuis 1978.
Installé sur une exploitation de 8 hectares, il cultive échalotes, oignons, betteraves, courges, tomates, et surtout de le Cichorium intybus convar. Foliosum, notre fameuse endive.
Notre investigation débute par la visite d’une partie de son exploitation, et la présentation de la parcelle de culture du chicon.
Goulven nous confis directement que cette culture n’est pas simple, et risquée, entre les adventices, les noctuelles terricole du stade 2 feuilles, l’oïdium, le phoma, la nécrose des radicelles, le sclérotiniose
au forçage… le danger paraissait donc présent à tous les stades de sa culture ; mais que tant d’effort fournis, étaient économiquement récompensés…
Technique :
Les graines, fournis par le semencier « Vitalis », sont semées en densité de 10 graines par mètre linéaire.
Pour les variétés hatives, sous P17 au début, le semi se fait en avril et la récolte en septembre.
Pour les variétés moyennes, semis vers le 10/20 mai et récolte en novembre.
Les racines sont soulevées mécaniquement et arrachées à la main. Taillées au couteau et épluchées par une machine.
Ensuite, les racines sont mises environ 3 semaines en frigo, après avoir été placées 48 heures entre 0°C et -1°C pour leur cicatrisation.
Forçage :
Les racines une fois coupées, sont placées en fosse à sable. Des résistances placées entre 1 et 2 centimètres sous la terre permettent de chauffer les racines frileuses de l’endive ; chauffées à 22°C au début du forçage la température sera progressivement baissée durant un peu plus de 3 semaines que nécessite la montée de l’endive. Elles seront recouvertes d’une vingtaine de centimètre de sable.
Marche à suivre pour une pousse idéale :
-mettre une première couche de sable
-poser les racines en faisant très attention d’en recouvrir l’intégralité
-remettre du sable et laisser aux intempéries.-après tassement des premières couches, recouvrir à nouveau de sable
-couvrir d’une tôle protectrice ou de paille en cas de temps froid.
A CE STADE VOTRE PRINCIPAL ENNEMI SERA LES IMTEMPERIES POUR UNE BONNE LEVEE DES RACINES
Notre investigation se terminera par un rite obscur, sorte de prière ancestrale et de remerciement à Cichorium intybus convar. Foliosum.
Merci Goulven pour ton accueil, et tes éclaircissements sur cette mystérieuse culture.
Quand à nous, nous repartons à nos pérégrinations, vers de nouveaux mystères agricoles
David BOULO
Désherbage des légumes
Gestion des adventices en Agriculture biologique ( Gwénaël et Julien Séité, Ty Coz St pol de léon)
Une des difficultés en agriculture biologique est la gestion des adventices (« mauvaises herbes »).
Ces adventices font concurrence aux cultures mise en place : épuise le sol, envahisse de l'espace, cache la lumière, …
Il est donc, important pour bien réussir ces cultures, de bien gérer ces adventices, soit par prévention soit par destruction :
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Désherbage mécanique : cela consiste à détruire les adventices levées aux moyens de différents d'outils, Ceux-ci ne travaille qu’en surface, ce qui permet de ne pas remonter les graines adventices.
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Désherbage thermique : consiste à provoquer un choc thermique de manière à faire éclater les cellules végétales des plantes, sans toutefois les brûler. On peut associer le désherbage thermique au désherbage mécanique.
Il existe différentes techniques pour y parvenir :
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paillage
Dérouleuse de bâche noir plastique pour plantation échalote
Une des technique de gestion des adventices est le paillage. Il y a plusieurs types de paillages ( ou mulch):
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Organiques : composés d'éléments végétaux. ( copeaux de bois, …) qui finiront par se dégrader en humus. Peu utilisé en agriculture.
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Minéraux : la Pouzzolane : roche constituée de projections volcaniques, les billes d'argiles, ardoises concassées, débris de poteries, jamais utilisés en agriculture.
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Plastiques ou textiles : Ils s'appliquent en toiles tendues sur le sol. Couramment utilisé en agriculture.

Les avantages du paillage
- Éviter le désherbage : Le paillage empêche la lumière d'atteindre la surface du sol ce qui ne permet pas aux plantes adventices (mauvaises herbes) de germer et de se développer.
- Éviter le phénomène de battance : Le paillage protège le sol des aléas climatiques et évite ainsi le phénomène de battance (tassement de la terre sous l'action de la pluie) des sols argileux. Vous évitez donc la formation d'une croûte imperméable en surface qui empêcherait l'eau des prochaines pluies ou arrosages de s'infiltrer.
- Conserver légumes propres : Le paillage vous permettra de ne pas laisser vos plantations en contact direct avec le sol. Vous évitez ainsi les éclaboussures et gardez vos plantations propres.
- Améliorer la croissance et la santé de vos végétaux : Le paillage permet d'atténuer les stress ressentis par vos plantes.
- Favoriser la vie microbienne de votre sol : La surface du sol gardera des températures, une humidité et une concentration en composés organiques constantes.
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faux semis
Le Faux semis consiste à préparer le sol bien avant le semi ( 15jrs – 3 semaines) et de laisser les adventices se développer pour pouvoir ensuite les détruire avant le semi. Mr Saîté utilise ensuite un bruleur thermique à gaz pour bruler les adventices.
Cette opération étant réalisé, le semi peut être réalisé. Un deuxième passage de bruleur 15 jours après semi est effectué avant levé de la culture.
Le principe est de faire un travail de surface entre les rangs semés ou plantés, en ramenant les racines des adventices à la lumière, cela permet également de garder l'humidité du sol, de ramener de la terre au pied de la culture.
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Thermique
Pour la culture de la mache Mr Séïté a fait l'aquisition d'un désherbeur vapeur
. Le principe est de 
Yoan Le Bihan
Fertilité des sols
Compte rendu de l'intervention de Christophe Coussement ( géologue,pédologue formé par Y.Herody)
Christophe Coussement nous a d'abord fait un petit rappel en géologie afin de bien comprendre et différencier les origines des roches mères.
Quelques précisions sur le Complexe Organo-Minéral ou apprendre à différencier le CAH du CLH
Les voisins bio
Les voisins bio sont 4 fermes du Finistère nord ( St pabu, Plouescat, Plouenan et Lanhouarneau) associés pour la production de légumes bio frais, locaux et de saison.
Pour certains convertis à ce type d'agriculture depuis 1983 et pour le plus récent depuis 1998. ils sont aujourd'hui au nombre de 9 agriculteurs exploitants autour de ce projet commun.
Leurs engagements
L'agriculture biologique est évidemment une alternative à la culture avec produits chimiques de synthèse, mais ce n'est pas seulement ça, c'est aussi le fait de vendre ses productions localement en lien directe avec la clientèle afin de créer à nouveau du tissu social.
Leurs productions sont toutes produites en agriculture biologique certifiée par Ecocert qui effectue des contrôles au cours de l'année afin de vérifier si tout est aux normes du cahier des charges.
Si des problèmes surgissent sur une ou plusieurs cultures ou pour simplement enrichir leur offre aux clients, ils peuvent faire appel à d'autres agriculteurs toujours dans le Finistère nord et en production AB qui partagent leurs convictions et toujours dans le but de produire et vendre localement.
Vous ne trouverez chez eux que des produits de saison, leur tunnel n'étant pas chauffé dans le souci de l'environnement et des dépenses d'énergie, il est important pour eux de préserver le cycle naturel des légumes.
Leur mode de vente
Ils vendent leurs productions par un système de paniers, de 10, 15 ou 20 € ce qui leur permet de ne pas avoir d'intermédiaire de vendre directement des producteurs aux consommateurs.
Les paniers sont réservés à l'avance par une demande des clients qui peuvent venir les chercher soit à la ferme directement ou bien chez des points relais à des horaires d'ouverture bien précise.
Conversion Potager de kernic
LE POTAGER DE KERNIC
Présentation de l'exploitation :
9300 M² de tunnels.
17,50 S.A.U.
Une vingtaine de légumes cultivées tel que batavia, feuille de chêne, oignons, échalotes, celeries, persil, tomate anciennes, poireaux, aubergines, diverses variétés de tomates, concombre.
Adhérent Biobreiz.
Historique :
1992 installation avec sa mère en GAEC.
2000 association en GAEC avec un collègue.
2008 séparation et préparation à la conversion BIO.
Moyens humains :
4 personnes
La famille ainsi que 3 salariés et son père. 1,5 salarié.
Pourquoi un passage en BIO :
Âprès un traitement l'exploitant est resté 48 heures immobilisés dans sont lit. De plus, des rhinites à répétition l'on poussé au passage à l'agriculture biologique. Il était aussi déjà intéressé par la protection de l'environnement.
Craintes :
Le baisse de rendement et les techniques de luttes contre les adventices étaient les principales craintes.
Difficultés rencontrés :
La seconde année s'est révélé très difficile, coût des plants BIO plus élevé qu'en conventionnel. Baisse de trésorerie, les quatre derniers mois ont été très durs.
Matériels achetés :
Seul une bineuse pour les allés a été acheté.
Techniques/Conseils :
Bon suivis avec le GAB 29 notamment Manu BUE, formation de 3 jours.
Aller voire les autres exploitation déjà en BIO.
En engrais vert, avoine, trèfle, féverole. Les techniques ont été apprises sur le tas. Les cultures se font sur butte pour assurer un meilleur écoulement de l'eau et sur bâches pour les tunnels.
Le retour de la vie microbienne se voit rapidement. Le sol est plus souple. Un bon assolement ainsi qu'une bonne rotation est nécessaire pour la lutte contre les maladies et garder un rendement correct. Certains légumes sont plus beau et moins contaminés par les maladies.
Une perte de rendement de 20% est remarqué. Sous abris une lutte intégrée a été mise en place par ajout de lanterne à soufre pour lutter contre l'oïdium, des larves d'Aphidoletes et d'Aphidius.
Commercialisation :
LA SICA jusqu'en 2000
Aujourd'hui l'agriculteur est adhérent à l'APFLBB. Les légumes sont vendus à par bio Poder et Pronatura qui s'occupe aussi du ramassage des légumes. En 2009 il ouvre un magasin à la ferme. Les céréale sont elles vendu à Bio Europe (22).
Alan Pasquet
Le Syntec
L'expérimentation en Agriculture Biologique sur le site de Pleumeur Gautier(Syntec)
PRESENTATION
Les premiers essais ont démarré sur chou-fleur en 1996, étendue à la pomme de terre primeure en 1997.
La station a été référencé station pilote Bio par le CERAFEL en 1998,afin d'accompagner techniquement les agriculteurs désirant de se convertir en AB.
En 2009,le coût de l'expérimentation AB s'élève à 159 400€.
Il représente 86% des expérimentations en plein champ et 35% du budget global de la station.
Les moyens mis pour l'expérimentation en Bio sont:
Pour les cultures légumières de plein champ:
100% des surfaces(9,2ha)ont été convertis ou sont en cours de conversion vers l'agriculture biologique.
Pour les cultures sous abris:
Un tunnel de 300m² sur 4000m² est converti.
Un compartiment de 800m² de multichapelle.
La validation des programmes
Le programme d'expérimentation est ensuite validé lors du comité technique régional à Morlaix.
Il est soumis à la commission légumes d'IBB et est présenté à la CIRAB(commission interprofessionnelle de recherche en AB).
Au niveau national il est validé par le Costec.
Les espèces et thèmes concernés
Chou-fleur:variétés,productions de plants,lutte contre la mouche...
Chou pommé:variétés,diversification
Artichaut:désherbage,suivi pucerons/auxiliaires,lutte contre le mildiou, fertilisation.
Échalote:variétés,lutte contre les maladies...
Oignon et ail:variétés,technique de culture(désherbage thermique...),lutte contre les maladies
Endives:variétés,technique de cultures(désherbage...),lutte contre les maladies (sclérotinia).
Diversification:
Courgette, céleri, fenouil, carotte, radis noir, topinambour, oca de Perou,plantes aromatiques...
En 2008 et 2009,essais variétal tomates et concombres sur multichapelle
En 2011,projet d'une nouvelle multichapelle BIO(2500m²)
Diffusion des résultats
Chaque essais fait l'objet d'un compte rendu qui est mis en ligne sur le site national Oryx géré par le Ctifl.Ils sont accessibles aux techniciens.
Ils sont également distribués lors de la commission régionale Bio.
Des synthèses sont rédigées dans la revue régionale aujourd'hui et Demain.
Des interventions sont présentées lors de journées techniques à caractères régional ou national.
Chancenelle Nakahonda
10 mars 2011
Exploitation du Lycée Agricole de Suscinio
PLATEFORME AGROBIOLOGIQUE D’INTER BIO BRETAGNE ÀSUSCINIO (PAIS)
SAU : 17 ha 25, en Agriculture Biologique, dont 6 200 m²d’abris (sur un domaine de 30 ha)
Productions: Légumes et grandes cultures biologiques
Productions de plein champ
•Production légumière–Crucifères (Chou-fleur, chou pommé, chou rouge et chou blanc, brocoli)–Pommes de terre–Echalotes–Oignons rosés de Roscoff–Artichauts–Courgettes–Potimarrons–Betteraves rouges–Autres : cresson, rhubarbe ….
•Grandes Cultures–Protéagineux (féverole )–Céréales (blé, orge, triticale)Lycée de Suscinio
Productions sous abri(abri froid, tunnel ou serre)
Semence d’oignon rosé et de chou-fleur,Tomates anciennes et traditionnelles, Courgettes, Concombres, Mâche, Navet, Betterave rouge, Oignon blanc, Poirée / Blette...
Expérimentations / Lycée
•Évaluations variétales Maïs et Pommes de terre (Pédagogie, essais mis en place et suivis par les élèves et étudiants)
•Évaluation variétale Féverole depuis 2003
(exploitation, programme Grandes Cultures d’Inter Bio Bretagne puis essais PAIS depuis 2009)
•Évaluations variétales Pomme de terre
(Programme INRA – ADD 2006-2008)
•Evaluations variétales Echalotes(collaboration INRA/Agri-Obtention)
Expérimentations PAIS
Evaluation des ressources génétiques, Définition d’objectifs de sélection, Sélection et création variétale pour différentes espèces (Chou fleur, chou pommé, brocoli, chou fleur de couleur, carotte, panais, fenouil, tomate, concombre)
Réflexion sur la mise en place d’une filière régionale semences biologiques
Evaluation de variétés biologiques du commerce (pomme de terre, mâche, tomate, carotte, betterave rouge, etc)
Evaluation de produits phytosanitaires d’alternatives à l’utilisation de produits phytosanitaires, évaluation de méthodes de lutte biologique, essais et démonstration de matériels de culture
Etude sur la biodiversité(équilibres ravageurs / auxiliaires)dans un système cultivé en AB
Essais Grandes cultures (féverole, protéagineux divers, rotations)








